Mar 222017
 
Nicolas Villemagne
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Nicolas Villemagne, vidéaste et acteur. Ici dans le lon métrage L’autre vie de Richard Kemps . Photo ©Solenne J’Art

 

Il y a des rencontres qui restent gravées dans les mémoires, et celle-ci, avec Nicolas en fait partie. J’ai fait sa connaissance en covoiturage il y a quelques années ( la mémoire nous jouant des tours on n’a pas su retrouver quand ! ). Il partait à Bordeaux, je crois pour de la figuration ( peut être bien pour le fameux rôle de tueur en série dans le film L’autre vie de Richard Kemp). Moi je bloguais déjà, ce jour là je filais vers le sud. Depuis on se suit sur Facebook et, tout récemment, je suis allée voir son court-métrage sélectionné pour le Festival Ciné LP à La Rochelle. Au passage je le félicite à nouveau car il a remporté le prix du public pour La Bête de Beaugency.

 

 

Quel est ton parcours Nicolas?

Je suis de La Rochelle, j’y ai passé un BAC Littéraire au lycée Saint-Exupéry, un super lycée, où j’ai eu l’occasion de faire de la bande dessinée (j’ai été publié dans deux fanzines et une BD collective Dream), de la photo argentique et numérique, de la radio, et même un voyage en Chine et un au Burkina Faso ; c’est dire si ce lycée m’a permis de m’épanouir.

 

affiche BD Dream nicolas Villemagne

aperçu planches par Nicolas Villemagne dans la bd Dream 362x1024

Une des planches de la BD Dream dessinée par Nicolas

 

Après je me suis tourné dans un premier temps vers ma première passion le dessin en intégrant une école de communication visuelle à Nantes, dans laquelle je suis resté deux ans.

Puis j’ai eu une opportunité que j’ai saisis, il s’agissait de mon rôle du tueur en série dans le long-métrage cinéma L’autre vie de Richard Kemp (tourné à La Rochelle, l’île de Ré, Rochefort et Bordeaux).

 

scene du film Lautre vie de Richard Kemp

L’autre vie de Richard Kemp – long métrage sorti en 2013

Moi qui avait déjà fait un peu de théâtre au collège et qui suis passionné de cinéma, j’ai voulu mettre toutes mes chances de mon coté pour continuer dans ce milieu et je suis parti quatre ans sur Paris, et j’ai suivis des cours d’art dramatique pendant les deux premières années, à la suite de quoi j’ai co-fondé une association audiovisuelle The Cinematic Fools.

Ce qui ne m’a pas empêché de continuer à participer à des castings, vous pourrez d’ailleurs me retrouver dans Valérian et la cité des mille planètes de Luc Besson cet été, si vous avez de bons yeux car je ne suis que figurant.

Aujourd’hui The Cinematic Fools a sa chaîne Youtube sur laquelle nous diffusons au minimum une vidéo toute les deux semaines, et toujours le mercredi à 14h (il nous arrive d’en sortir en plus, mais toujours le mercredi à 14h). C’est là que l’on peut retrouver La Bête de Beaugency mon court-métrage primé au Festival CINE LP.

 

Ton look du jour ?

Nicolas Villemagne prix du public court metrage cineLP photo Amanda Bronscheer 2017 1

Nicolas Villemagne recevant le prix du public au Festival de courts métrage Ciné LP à La Rochelle, le 11 mars 2017

Un tee-shirt « geek » sur la série Breaking Bad qui est pour moi la meilleure série au monde ; ensuite plutôt classique, un pantalon noir et des chaussures de ville Mustang marron avec les semelles rouge et bleue.

Une fringue que tu ne te vois pas porter ?

Étant assez extraverti par moment (ma photo de couverture de Facebook peut en témoigner), ce n’est pas évident, mais je dirai quand même un string, car je n’aimerai pas porter un vêtement qui me rentre dans les fesses, je ne trouve pas ça très agréable. 😉

Tu fais du shopping en ville, en ligne ?

Lorsque je sors de l’ordinaire ça m’arrive, ou pour des cadeaux oui, mais je n’ai pas de boutiques fétiches à recommander, et niveau sites internet, je vais surtout sur Size-Factory, Qwertee et Zavvi.

 

Tu es une belle « Bête » (grand et costaud, référence au court métrage) est-ce que ça te pose des problèmes pour trouver des fringues qui te plaisent ?

Dans l’ensemble oui, vu que je n’ai pas de gros revenus, c’est assez compliqué, ma grande pointure de chaussures n’arrange pas les choses en plus, vu que je fais du 48 fillette.

Aujourd’hui je m’habille surtout chez Décathlon, Kiabi et sur des sites de tee-shirts « geek », rien de très glamour.

 

Une pièce fétiche ? Je te vois souvent avec une casquette sur les vidéos…

Oui je porte régulièrement ma casquette-bonnet noire qui est un accessoire que j’aime bien aborder, déjà parce qu’il me va plutôt bien, mais aussi parce qu’il me protège du soleil voir de la pluie selon le temps qu’il fait. Puis c’est aussi une excuse pour ne pas avoir à me coiffer.

Quels sont tes trois accessoires indispensables ?

Ma casquette-bonnet peut importe le temps qu’il fait. Dessus se trouve un homard qui est un bijou fait main que j’ai obtenu lors d’une avant-première sur Paris et qui, depuis, est devenu l’emblème d’un groupe de senscritiqueurs dont je fais parti qui se nome Le Vivier. Puis ma clé d’accordage Pearl à mon porte-clé (j’ai tenté vainement de faire de la batterie en autodidacte pendant plus d’un an), et ma paire de lunettes.

 

Des projets en cours en plus de ta chaine Youtube ?

En dehors de mes deux prochains courts-métrages qui seront diffusés sur notre chaîne Youtube j’ai différents projets. Là en ce moment j’effectue un stage d’immersion en milieu professionnel à Vent des îles en animation, afin de préparer un BPJEPS loisirs tous publics, mais ce n’est pas tout je me suis rapproché d’autres vidéastes sur La Rochelle afin d’acquérir toujours plus d’expériences dans ce domaine.

Le mot de la fin pour les lecteurs de Mindalicious.

Je vous invite à vous abonner à la chaîne Youtube The Cinematic Fools, mais également à nous suivre sur les réseaux sociaux (Twitter & Facebook), afin de ne pas louper mes prochains films, car il va y avoir du bon.

Et voici le court métrage de Nicolas Villemagne et The Cinematic Fools :

Twitter : @CinematicFool

Facebook : Facebook.com/thecinematicfools

Nicolas Villemagne : Facebook.com/NicolasVillemagneOfficiel

 Posted by at 19 h 20 min
Déc 252016
 
Kate Moss en robe chinoise
Kate Moss robe chinoise noire1

Kate Moss en robe chinoise noire, dans les années 90

 

Hé toi ! Tu te souviens de cette époque où la petite robe chinoise était à la mode ?
Idéalement rouge ou noire et en version courte. Avec les copines on fantasmait dessus comme si c’était le summum de la sensualité. Paraître à la fois raffinée et hautement désirable, la tenue qui semblait crier :

Hé mec, tu vois tout ça? Ce corps de rêve dans cette robe satinée? Si tu me veux il va falloir être à la hauteur.

Ah ah oui, c’est l’idée que l’on avait, peut être parce qu’on avait trop regardé de films à la James Bond. Peut être aussi parce qu’on devait avoir à tout casser quinze ou dix sept ans.
D’ailleurs il faudrait surement retenir cette hypothèse en premier.

 

Retour vers les années 90

C’est l’époque où les icônes féminines de mode étaient des Naomi ou Cindy. Puis des Kate Moss en robe chinoise et chignon décoiffé. Déjà l’histoire du chignon retenu avec des baguettes ou de simples crayons, ça me frustrait à l’époque. Rapport à mes cheveux courts crépus tu vois, ça aurait été ridicule. (Mais en même temps pas de risque que ça glisse de mes cheveux ^^)

Quand tu habites un petit bled dans le sud de la France, que les voisins, deux frères canonissimes au passage, occupent leur week-end à repeindre le pare choc de leur caisse en rouge Ferrari…
Ben c’est t’es quand même mal barrée pour trouver cette petite robe.

Internet n’existait pas ou presque (ma mémoire me joue des tours, en fait il devait bien y avoir un modem 56K à la maison avec des CD AOL gratuits récupérés en masse à L ‘Auchan du coin pour avoir quelques heures de surf à se partager…)

Et non, tu ne vas pas faire le shopping à Paris, ni même à Montpellier (plus plausible à cette époque dans mon village du sud). Tu n’as même encore jamais entendu parler ni de Zara, ni de H&M. Et, sans internet, pas de Topshop ou Asos qui n’existaient pas non plus à cette époque. Par contre aujourd’hui sur le net tu peux  trouver une robe chinoise parmi des centaines de modèles.

Bref tu pleures et tu rêves à une authentique robe chinoise, coupée dans un beau satin.

Tu soupires après ce que tu considères comme le passage ultime vers ta féminité assumée et toute puissante. Enfin en devenir.

La vie est dure quand on est ado.

Surtout dans les années 90 où il n’y avait même PAS DE TELEPHONE MOBILE. (Aaah horreur !)

Des années plus tard, en 2015 approximativement…

…Tu te rends compte que le syndrome persiste.

Tu as pourtant survécu au fluo (c’était déjà un traumatisme à l’école primaire) et aussi résisté aux châles kimono à imprimé floral.
Sans compter les chemises ou les pantalons à rayures Obélix.

Donc voilà que que tu aperçois dans une série (recommandée par Mama Minda steuplé), une héroïne aussi forte que Xéna La Guerrière mais en version magique et moderne dans un monde où les « fées » peuvent être aussi bien des loups garous que des sirènes.
Lost Girl, tu connais ?

L’héroine, Bo, se découvre des pouvoirs qu’elle ne contrôle pas et un monde insoupçonné. Elle est un succube, une fée qui charme tout être humain. Aussi bien homme que femme. Sa bisexualité n’est pas du tout un tabou et est revendiquée dans la série.
Et elle porte chez elle (après ou avant certaines activités sessouelles) un … PEIGNOIR KIMONO DE LA MORT.

BO serie lost girl kimono rouge et blanc

Bo, l’héroïne de la série Lost Girl, dans un de ses kimono

Stop il n’en fallait pas plus pour que mon âme d’ado se réveille et se mette maintenant à fantasmer sur ce kimono. Trop chic, raffiné et sensuel.

Moralité… j’ai toujours 15 ans.
Mais si ça se trouve, toi aussi qui me lit derrière ton écran, tu as une fringue ou un accessoire ou autre chose qui représente un lien avec ton ado intérieure.

Tu me racontes ?

 Posted by at 15 h 15 min
Déc 202016
 

Emmanuelle Fouquet alias Manue Poppins

 

Amenée par le vent d’est (oui la Vendée est à l’est de La Rochelle), Manue Poppins montait l’escalier du Docks Café lorsque je l’ai vue pour la première fois. C’était lors d’une des soirées Apéro Filles à La Rochelle que j’organise tous les mois.

Désolée point de parapluie noir auquel elle aurait pu être suspendue, ni de remontée de rampe d’escalier comme la Poppins du roman. Mais certainement un peu de magie et plein de malice derrière des lunettes toujours différentes, toujours étonnantes.

Son surnom, Emanuelle ne l’a pas volé, tant il évoque si bien comment elle vit son métier d’opticienne aujourd’hui.

Elle va là où le vent l’emporte, de magasin en magasin en tant qu’opticienne remplaçante.

Je vous invite à découvrir Manue Poppins !

 

Comment es-tu devenue opticienne ? Est-ce les lunettes qui te fascinaient au point de choisir ce métier (qui est venu en premier, la poule ou l’oeuf ? ) 

Je suis devenue opticienne par hasard. Lors d’un forum des métiers pour lycéens, un stand m’a interpellée, des machines et objets ont attirés ma curiosité. Sur ce stand, un opticien passionné y présentait sa profession : un métier manuel minutieux et précis (prise de mesures millimétrées, utilisations d’outils très petits), une profession à la pointe de la technologie (recherche sur les nouveaux verres, traitements, etc…), un travail à orientation médicale (touche à l’organe de l’œil, collaboration avec les ophtalmologistes) et un métier relationnel (avec les clients). J’ai commencé mes études d’optique, par un BEP en 1 an, pour commencer à découvrir le métier et obtenir un premier diplôme reconnu dans la profession. J’ai naturellement poursuivis par le BTS en alternance. Et depuis, mon métier est devenu une passion, j’aime la lunette en tant qu’objet, conseiller des produits techniques (verres et montures) et la relation avec mes clients.

Qu’est-ce qui te plait dans les remplacements ? Est-ce que tu préfères aller de boutiques en boutiques ou tu songes à poser tes valises ? (ta propre entreprise ou en tant que collaboratrice…) 

Je n’ai pas toujours fait des remplacements. Cela fait 4 ans. Après 6 mois à chercher du travail, j’ai trouvé un remplacement, puis 2, puis 3 et j’y ai pris goût ! Changer de magasin, qu’on me fasse participer à la vie de celui-ci, j’apporte un peu de mes expériences dans chaque structure dans laquelle je passe et m’épanouis ainsi bien plus que mon emploi en tant que collaboratrice. Changer aussi souvent demande de s’adapter et se remettre en question à chaque fois, c’est très enrichissant professionnellement et personnellement. J’ai jugé que cela était formateur pour moi, découvrir différents magasins, plusieurs façons de travailler, ect. dans le but un jour de poser mes valises, d’ouvrir ma boutique et de créer mon emploi, celui qui me ressemble. Peu importe le magasin où je suis en remplacement, mon métier est le même et ma façon de travailler reste identique.

L’essentiel de ma ligne de conduite : les valeurs de service, d’accueil et de professionnalisme.

 

Petite pause :  avez-vous déjà une idée du genre de lunettes que Manue préfère ? Donnez votre avis !

 

 

 

lunettes femmes site chouettes lunettes

Lunettes femmes sur le site chouetteslunettes.com

 

 

 

Toi-même tu portes des lunettes . Comment s’est passée ta première fois avec des lunettes ? A quel âge ? 

Je porte des lunettes depuis environ l’âge de 15ans. À l’époque, je ne pensais pas y porter plus tard autant d’intérêt. J’étais ado, et pour moi c’était quelque chose de contraignant, mais ca me donnait un look « première de la classe » !

premiere lunettes pour emmanuelle fouquet en 99 2000

Les premières lunettes d’Emmanuelle !

J’ai aperçu sur Facebook une de tes acquisitions de lunettes vintage. Tu as combien de paires ? ( que tu portes, que tu collectionnes) 
Je collectionne les lunettes d’hier et d’aujourd’hui, surtout les anciennes qui sont réalisées avec de beaux matériaux et un travail d’exception, reposant sur l’artisanat et la créativité.

J’apprécie sur ces montures l’amour du bel ouvrage, du beau geste et du beau métier, un peu comme on pourrait observer un bijou. Je possède environ 100 paires de lunettes anciennes-rétro-vintage, neuves ou d’occasion, dont la plus ancienne date des années 40.
J’ai en ce moment, trois paires de lunettes que je porte régulièrement, selon l’envie du jour ou ma tenue. Je n’ai pas beaucoup de montures que je porte, car il me faut de verre avec ma correction…

lunettes Amor 1946 collection emmanuelle fouquet

Lunettes Amor, 1946. Collection Emmanuelle Fouquet

lunettes du debut vintieme siecle

lunettes du début du 20 ème siècle – Collection Emmanuelle Fouquet

Quand tu te prépares pour ta journée, qu’est -ce que tu choisis en premier? (lunettes ? Tenues ? accessoires … ) 
Je choisis d’abord ma tenue, souvent en fonction de la météo ou des activités.
Puis mes lunettes, MON accessoire indispensable ! Et enfin, mes bijoux qui peuvent eux aussi avoir un lien avec l’optique.

lunettes Lux doublure or

Lunettes Lux, doublées or – Collection Emmanuelle Fouquet

Quelles sont les types de montures que tu préfères et pourquoi ?

Je ne suis pas favorable à l’achat de lunettes sur internet. N’oublions pas qu’avant d’être un accessoire de mode, la lunette est une prothèse médicale qui répond à des normes techniques et rigoureuses. Sur une photo ou vidéo web cam, il est impossible de voir certains détails.

Quand je rencontre quelqu’un pour des lunettes, je l’observe dans son ensemble, mais surtout la tête et la gestuelle qui y est associée. C’est tout l’art du professionnel qui se trouve en jeu dans l’adaptation intelligente qui préside à la conception et la réalisation des lunettes correctrices d’amétropies, où la lunetterie et l’optique s’unissent.

Sur le site « chouettelunettes.com », j’ai repéré deux montures : Transformer et Geoffrey car elles sont différentes des autres et sortent un peu du lot. J’ai choisi ces deux montures uniquement pour le coté esthétique.

Sur photo, impossible de juger la conception technique de la monture et la qualité des matériaux.

 

 

Quelles périodes / tendances préfères-tu dans les lunettes ? des références? 
Si je ne dois choisir qu’une seule période, je dirais les années 50 : les « montures papillons » ou en « oeil de chat » (qui reviennent à la mode en ce moment), très hollywoodiennes, ornementées de strass, de fleurs, de couleurs vives ou pastels qui dédramatisent largement le port des lunettes. Elles deviennent ainsi des objets de mode.

Les années 50 est la période ou l’on voit apparaître des créateurs comme Pierre Marly (qui dessine en 1952 les lunettes d’Audrey Hepburn dans le film Charade), Vito (personnage atypique: artiste peintre, plasticien et technicien formé à l’optique médicale) qui bouleverse les formes, bouscule les lignes par une approche plus artistique.

Lunettes Vito Annees 50

Lunettes Vito années 50 -Collection Emmanuelle Fouquet

J’ai dans ma collection des pièces de ce grand artiste lunetier !!

Durant, les années 50, première apparition des montures souples et flexibles chez Amor et également les montures Nylor (cerclé d’un fil nylon).

Plus tard, dans les années 80, Alain Mikli (qui a tout appris de Vito), créateur de lunettes, habille les yeux avec des montures design, originales et extravagantes.

 Posted by at 9 h 34 min