Déc 252016
 
Kate Moss en robe chinoise
Kate Moss en robe chinoise

Kate Moss en robe chinoise noire, dans les années 90

 

Hé toi ! Tu te souviens de cette époque où la petite robe chinoise était à la mode ?
Idéalement rouge ou noire et en version courte. Avec les copines on fantasmait dessus comme si c’était le summum de la sensualité. Paraître à la fois raffinée et hautement désirable, la tenue qui semblait crier :

Hé mec, tu vois tout ça? Ce corps de rêve dans cette robe satinée? Si tu me veux il va falloir être à la hauteur.

Ah ah oui, c’est l’idée que l’on avait, peut être parce qu’on avait trop regardé de films à la James Bond. Peut être aussi parce qu’on devait avoir à tout casser quinze ou dix sept ans.
D’ailleurs il faudrait surement retenir cette hypothèse en premier.

 

Retour vers les années 90

C’est l’époque où les icônes féminines de mode étaient des Naomi ou Cindy. Puis des Kate Moss en robe chinoise et chignon décoiffé. Déjà l’histoire du chignon retenu avec des baguettes ou de simples crayons, ça me frustrait à l’époque. Rapport à mes cheveux courts crépus tu vois, ça aurait été ridicule. (Mais en même temps pas de risque que ça glisse de mes cheveux ^^)

Quand tu habites un petit bled dans le sud de la France, que les voisins, deux frères canonissimes au passage, occupent leur week-end à repeindre le pare choc de leur caisse en rouge Ferrari…
Ben c’est t’es quand même mal barrée pour trouver cette petite robe.

Internet n’existait pas ou presque (ma mémoire me joue des tours, en fait il devait bien y avoir un modem 56K à la maison avec des CD AOL gratuits récupérés en masse à L ‘Auchan du coin pour avoir quelques heures de surf à se partager…)

Et non, tu ne vas pas faire le shopping à Paris, ni même à Montpellier (plus plausible à cette époque dans mon village du sud). Tu n’as même encore jamais entendu parler ni de Zara, ni de H&M. Et, sans internet, pas de Topshop ou Asos qui n’existaient pas non plus à cette époque. Par contre aujourd’hui sur le net tu peux  trouver une robe chinoise parmi des centaines de modèles.

Bref tu pleures et tu rêves à une authentique robe chinoise, coupée dans un beau satin.

Tu soupires après ce que tu considères comme le passage ultime vers ta féminité assumée et toute puissante. Enfin en devenir.

La vie est dure quand on est ado.

Surtout dans les années 90 où il n’y avait même PAS DE TELEPHONE MOBILE. (Aaah horreur !)

Des années plus tard, en 2015 approximativement…

…Tu te rends compte que le syndrome persiste.

Tu as pourtant survécu au fluo (c’était déjà un traumatisme à l’école primaire) et aussi résisté aux châles kimono à imprimé floral.
Sans compter les chemises ou les pantalons à rayures Obélix.

Donc voilà que que tu aperçois dans une série (recommandée par Mama Minda steuplé), une héroïne aussi forte que Xéna La Guerrière mais en version magique et moderne dans un monde où les « fées » peuvent être aussi bien des loups garous que des sirènes.
Lost Girl, tu connais ?

L’héroine, Bo, se découvre des pouvoirs qu’elle ne contrôle pas et un monde insoupçonné. Elle est un succube, une fée qui charme tout être humain. Aussi bien homme que femme. Sa bisexualité n’est pas du tout un tabou et est revendiquée dans la série.
Et elle porte chez elle (après ou avant certaines activités sessouelles) un … PEIGNOIR KIMONO DE LA MORT.

kimono de Bo série Lost Girl

Bo, l’héroïne de la série Lost Girl, dans un de ses kimono

Stop il n’en fallait pas plus pour que mon âme d’ado se réveille et se mette maintenant à fantasmer sur ce kimono. Trop chic, raffiné et sensuel.

Moralité… j’ai toujours 15 ans.
Mais si ça se trouve, toi aussi qui me lit derrière ton écran, tu as une fringue ou un accessoire ou autre chose qui représente un lien avec ton ado intérieure.

Tu me racontes ?

 Posted by at 15 h 15 min
Déc 202016
 

emmanuelle-fouquet-alias-manue-poppins

 

Amenée par le vent d’est (oui la Vendée est à l’est de La Rochelle), Manue Poppins montait l’escalier du Docks Café lorsque je l’ai vue pour la première fois. C’était lors d’une des soirées Apéro Filles à La Rochelle que j’organise tous les mois.

Désolée point de parapluie noir auquel elle aurait pu être suspendue, ni de remontée de rampe d’escalier comme la Poppins du roman. Mais certainement un peu de magie et plein de malice derrière des lunettes toujours différentes, toujours étonnantes.

Son surnom, Emanuelle ne l’a pas volé, tant il évoque si bien comment elle vit son métier d’opticienne aujourd’hui.

Elle va là où le vent l’emporte, de magasin en magasin en tant qu’opticienne remplaçante.

Je vous invite à découvrir Manue Poppins !

 

Comment es-tu devenue opticienne ? Est-ce les lunettes qui te fascinaient au point de choisir ce métier (qui est venu en premier, la poule ou l’oeuf ? ) 

Je suis devenue opticienne par hasard. Lors d’un forum des métiers pour lycéens, un stand m’a interpellée, des machines et objets ont attirés ma curiosité. Sur ce stand, un opticien passionné y présentait sa profession : un métier manuel minutieux et précis (prise de mesures millimétrées, utilisations d’outils très petits), une profession à la pointe de la technologie (recherche sur les nouveaux verres, traitements, etc…), un travail à orientation médicale (touche à l’organe de l’œil, collaboration avec les ophtalmologistes) et un métier relationnel (avec les clients). J’ai commencé mes études d’optique, par un BEP en 1 an, pour commencer à découvrir le métier et obtenir un premier diplôme reconnu dans la profession. J’ai naturellement poursuivis par le BTS en alternance. Et depuis, mon métier est devenu une passion, j’aime la lunette en tant qu’objet, conseiller des produits techniques (verres et montures) et la relation avec mes clients.

Qu’est-ce qui te plait dans les remplacements ? Est-ce que tu préfères aller de boutiques en boutiques ou tu songes à poser tes valises ? (ta propre entreprise ou en tant que collaboratrice…) 

Je n’ai pas toujours fait des remplacements. Cela fait 4 ans. Après 6 mois à chercher du travail, j’ai trouvé un remplacement, puis 2, puis 3 et j’y ai pris goût ! Changer de magasin, qu’on me fasse participer à la vie de celui-ci, j’apporte un peu de mes expériences dans chaque structure dans laquelle je passe et m’épanouis ainsi bien plus que mon emploi en tant que collaboratrice. Changer aussi souvent demande de s’adapter et se remettre en question à chaque fois, c’est très enrichissant professionnellement et personnellement. J’ai jugé que cela était formateur pour moi, découvrir différents magasins, plusieurs façons de travailler, ect. dans le but un jour de poser mes valises, d’ouvrir ma boutique et de créer mon emploi, celui qui me ressemble. Peu importe le magasin où je suis en remplacement, mon métier est le même et ma façon de travailler reste identique.

L’essentiel de ma ligne de conduite : les valeurs de service, d’accueil et de professionnalisme.

 

Petite pause :  avez-vous déjà une idée du genre de lunettes que Manue préfère ? Donnez votre avis !

 

 

 

lunettes-femmes-site-chouettes-lunettes

Lunettes femmes sur le site chouetteslunettes.com

 

 

 

Toi-même tu portes des lunettes . Comment s’est passée ta première fois avec des lunettes ? A quel âge ? 

Je porte des lunettes depuis environ l’âge de 15ans. À l’époque, je ne pensais pas y porter plus tard autant d’intérêt. J’étais ado, et pour moi c’était quelque chose de contraignant, mais ca me donnait un look « première de la classe » !

Les premières lunettes d’Emmanuelle !

J’ai aperçu sur Facebook une de tes acquisitions de lunettes vintage. Tu as combien de paires ? ( que tu portes, que tu collectionnes) 
Je collectionne les lunettes d’hier et d’aujourd’hui, surtout les anciennes qui sont réalisées avec de beaux matériaux et un travail d’exception, reposant sur l’artisanat et la créativité.

J’apprécie sur ces montures l’amour du bel ouvrage, du beau geste et du beau métier, un peu comme on pourrait observer un bijou. Je possède environ 100 paires de lunettes anciennes-rétro-vintage, neuves ou d’occasion, dont la plus ancienne date des années 40.
J’ai en ce moment, trois paires de lunettes que je porte régulièrement, selon l’envie du jour ou ma tenue. Je n’ai pas beaucoup de montures que je porte, car il me faut de verre avec ma correction…

Lunettes Amor, 1946. Collection Emmanuelle Fouquet

lunettes du début du 20 ème siècle – Collection Emmanuelle Fouquet

Quand tu te prépares pour ta journée, qu’est -ce que tu choisis en premier? (lunettes ? Tenues ? accessoires … ) 
Je choisis d’abord ma tenue, souvent en fonction de la météo ou des activités.
Puis mes lunettes, MON accessoire indispensable ! Et enfin, mes bijoux qui peuvent eux aussi avoir un lien avec l’optique.

Lunettes Lux, doublées or – Collection Emmanuelle Fouquet

Quelles sont les types de montures que tu préfères et pourquoi ?

Je ne suis pas favorable à l’achat de lunettes sur internet. N’oublions pas qu’avant d’être un accessoire de mode, la lunette est une prothèse médicale qui répond à des normes techniques et rigoureuses. Sur une photo ou vidéo web cam, il est impossible de voir certains détails.

Quand je rencontre quelqu’un pour des lunettes, je l’observe dans son ensemble, mais surtout la tête et la gestuelle qui y est associée. C’est tout l’art du professionnel qui se trouve en jeu dans l’adaptation intelligente qui préside à la conception et la réalisation des lunettes correctrices d’amétropies, où la lunetterie et l’optique s’unissent.

Sur le site « chouettelunettes.com », j’ai repéré deux montures : Transformer et Geoffrey car elles sont différentes des autres et sortent un peu du lot. J’ai choisi ces deux montures uniquement pour le coté esthétique.

Sur photo, impossible de juger la conception technique de la monture et la qualité des matériaux.

 

 

Quelles périodes / tendances préfères-tu dans les lunettes ? des références? 
Si je ne dois choisir qu’une seule période, je dirais les années 50 : les « montures papillons » ou en « oeil de chat » (qui reviennent à la mode en ce moment), très hollywoodiennes, ornementées de strass, de fleurs, de couleurs vives ou pastels qui dédramatisent largement le port des lunettes. Elles deviennent ainsi des objets de mode.

Les années 50 est la période ou l’on voit apparaître des créateurs comme Pierre Marly (qui dessine en 1952 les lunettes d’Audrey Hepburn dans le film Charade), Vito (personnage atypique: artiste peintre, plasticien et technicien formé à l’optique médicale) qui bouleverse les formes, bouscule les lignes par une approche plus artistique.

Lunettes Vito années 50 -Collection Emmanuelle Fouquet

J’ai dans ma collection des pièces de ce grand artiste lunetier !!

Durant, les années 50, première apparition des montures souples et flexibles chez Amor et également les montures Nylor (cerclé d’un fil nylon).

Plus tard, dans les années 80, Alain Mikli (qui a tout appris de Vito), créateur de lunettes, habille les yeux avec des montures design, originales et extravagantes.

 Posted by at 9 h 34 min
Sep 222016
 

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J’habite depuis plus de trois ans dans le même appartement, spacieux, lumineux et que j’adore. Comme vous l’avez découvert dans cet article, j’ai décidé de changer de crèmerie. Elle a déjà ses défauts que j’entrevois, et des qualités dont il me tarde de profiter.

Etant dans le quartier voisin, régulièrement je fais le trajet à pied, pour un rendez-vous avec des artisans ou pour réfléchir au futur agencement, reprendre des mesures. C’est dans le quartier de Laleu que je m’installerai, pour une nouvelle étape de ma vie.

Tout au début de l’avenue qui n’en fini pas, il y a une vieille église en ruine.

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Cette église a fait les frais d’un bombardement ami en 1944. Incendiée et partiellement détruite, l’église Saint Pierre n’a pas été reconstruite. Une autre a été édifiée, plus loin.

Le terrain est bien entretenu, et les roses trémières qui essaient sans relâche de coloniser l’espace, bien maîtrisées.

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Je n’étais pas très fan de ces grandes tiges avec des fleurs qui n’ont en aucun cas l’aspect de roses, aucune fragrance dont on pourrait se délecter. Mais je m’y suis faite et aujourd’hui j’arrive même à en apprécier certaines. Particulièrement celles de couleur pourpre.

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D’ailleurs, l’idée d’en avoir devant ma maison m’a traversé l’esprit. C’est sans penser aux longues racines qui s’enfoncent dans la terre et qui, petit à petit, grignotent et abiment les murs en se frayant un passage. Je vais me contenter de plantes intérieures et des orchidées, les seules fleurs qui se sentent bien chez moi. J’ai essayé d’avoir des spathiphyllum. Les pauvres, ils ne sont plus de ce monde.

Je croyais que l’entretien d’une orchidée était fastidieux, autant pour les maintenir en vie que pour avoir des floraisons. J’en ai plusieurs chez moi dont une qui a déjà plus de dix ans ! Pourtant je ne leur promulgue aucun soin particulier. Certains de ces phalaenopsis mériteraient bien d’être rempotés mais, les bougres, ils sont tout le temps en fleur ! Alors j’attends. Et puis je n’y pense plus.

Ah mince, mon orchidée bourgeonne. Bon ben, trop tard !

 

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Une fois l’an j’arrive à peu près à penser à leur donner de l’engrais, et je les arrose plus ou moins quand j’y pense. On m’avait dit que pour arroser l’orchidée il fallait baigner le pot dans l’eau une fois par semaine, pendant quelques minutes.

Ahaha je ne prends déjà pas souvent de bain moi même alors baigner mes fleurs…

 

 

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C’est à n’y rien comprendre, dès que l’on suit je suis un quelconque mode d’emploi pour l’entretien de mes plantes, il y a quelque chose qui foire.

Coté verdure, chez moi, j’ai envie de vert luxuriant. Une mini jungle, un petit coin esprit jardin d’intérieur, puisque, d’extérieur je n’en aurait point.

Je me laisse le temps, c’est ce que j’imagine aujourd’hui mais peut être qu’il en sera tout autrement une fois que j’en serai à cette étape de la décoration.

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Sac en cuir rose Nat et Nin

 

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Lunettes de soleil Tom Ford

Car depuis février, il y en a eu des changements dans ce futur chez moi. Le chai potentiellement une cuisine fermée est devenu un bureau, et j’ai abandonné l’idée d’une seconde salle de bain. L’escalier a changé trois fois de place et le futur poêle à bois devient le centre de la pièce à vivre.

Par contre la lenteur administrative, elle, est toujours là. Elle s’installe, prend le temps de me faire mariner en affirmant que « la mairie n’a pas encore fourni les papiers indispensables à l’acte de vente » ou que les multiples successeurs manquent de jugeote pour envoyer des documents.

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MA vision est tout autre. Le notaire des vendeurs doit avoir d’autres chats à fouetter, des affaires bien plus juteuses que ce qui est pour moi l’affaire du siècle. Enfin non, l’affaire de ma vie. Il faut dire qu’ arriver à être propriétaire d’un duplex de 120 m² et des poussières avec un budget d’achat et rénovation en dessous de 150k, ça ne court pas les rues à La Rochelle.

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Et oui si l’étape du compromis de vente avait été réglée de façon standard, j’aurai pu m’installer cet été, pendant les Francofolies. Si la signature de l’acte de vente était déjà programmée comme demandée par mon notaire pour la fin de ce mois…. j’aurai été en mode cocooning dans mon nouveau chez moi à Noël.

Mais avec des si, mon affaire n’avance pas !

 

Ma tenue : 
Débardeur : Avant Première ( Galeries Lafayette)
Chino : Eleven Paris (collection homme)
Sandales à semelles blanches : Eram
Sac : Nat et Nin
Lunettes de soleil : Tom Ford

 Posted by at 20 h 32 min