Juil 122017
 

Julia Tourneur Photo Marion Auvray 1

 

Métro, boulot, dodo… Pour Julia Tourneur, journaliste pigiste et sauveteur en mer à La Rochelle, ce n’est vraiment pas au programme. Rencontre avec ce véritable couteau-suisse qui s’apprête à rejoindre l’équipe de #NOSFRANCOS2017.

Liberté et indépendance

« Je suis sûre que tu pourrais décrocher un contrat stable si tu demandais. »

Combien de fois Julia a-t-elle entendu cette phrase ? Des centaines de fois. « Mes parents, ma belle-mère… Même mon mec au début ne comprenait pas pourquoi je voulais à tout prix rester freelance », explique la trentenaire.

 

Julia Tourneur sauveteur mer La Rochelle

Julia est à la fois journaliste pigiste pour plusieurs magazines et journaux, sauveteur en mer et sportive avertie. « Je jongle entre mes projets professionnels, le triathlon, mes amis, mon mec et mon petit garçon de deux ans et demi.

Je ne m’arrête jamais et j’adore ça ! » Et contrairement à ce que pensent certains, elle n’est pas en vacances. « Les gens ont tendance à croire que parce que tu es freelance, tu bosses moins. Que nenni. »

Sea, piges and sun

Les lunettes vissées sur le nez, le talkie-walkie sur l’épaule et les palmes à la main… On pourrait la croire née ici et pourtant, il n’en est rien. Rochelaise d’adoption depuis 5 ans, Julia n’envisage pas une seconde de retourner vivre en région parisienne. « Peut-être si on me propose une mission d’un mois, mais pas plus. » A la Rochelle, elle a trouvé son équilibre. « Je suis originaire de Houilles, en région parisienne. J’ai fait mes études à la Sorbonne et je me suis spécialisée en journalisme. J’ai rencontré Damien, mon Rochelais. Et petit à petit, est arrivé un jour où j’avais plus d’affaires ici qu’à Paris. Voilà comment j’ai atterri à La Rochelle », confie-t-elle dans un sourire.

Après une année chargée, Julia a retrouvé avec plaisir l’été et son poste de sauveteur en mer à la plage des Minimes. C’est la chef. Elle couvrira également les Francofolies pour la team #NOSFRANCOS2017. Elle troquera sans aucune difficulté ses palmes et son maillot de bain pour un jean et un calepin. « J’adore mon rythme de vie. Cela me laisse du temps pour m’occuper de mon fils et faire ce que j’aime. »

« Les gens se révèlent dans la douleur »

Julia Tourneur La ROchelle 1

Il faut dire que la dame est occupée : Le Phare de Ré, Le Parisien, Ouest-France, Néon Mag… Julia aime multiplier les supports et les sujets qui touchent aussi bien les faits de société que le sport.

En parlant de sport, sa grande passion, c’est le triathlon, on ne vous l’avait pas dit ?

Nage, vélo et course à pied que la sportive pratique dès qu’elle le peut avec « ses copains ». « Le triathlon, c’est avant tout pour le lien social. J’adore évidemment la discipline, mais j’aime aussi ce qu’elle apporte et comment elle transforme les gens. Les gens se révèlent dans la douleur physique que procure le sport.»

Julia aime se dépasser et le partager avec d’autres sportifs. « Je trouve que les relations sont plus saines dans le sport. Avec mes partenaires, par exemple, tout le monde sait qui fait quoi dans la vie, mais on n’en parle jamais. On laisse ça au vestiaire. » Demain est toujours un autre jour pour Julia. Une autre manière de mettre un coup de pied aux fesses de la routine.

Julia vous a donné envie d’enfiler maillot de bain et palmes ? La sélection pour devenir nageur-sauveteur au sein du centre de formation SNSM de La Rochelle aura lieu les 21 et 22 septembre prochains.

 

Marion Auvray et Julia Tourneur Journalistes

Marion Auvray et Julia Tourneur, journalistes

Déc 202016
 

Emmanuelle Fouquet alias Manue Poppins

 

Amenée par le vent d’est (oui la Vendée est à l’est de La Rochelle), Manue Poppins montait l’escalier du Docks Café lorsque je l’ai vue pour la première fois. C’était lors d’une des soirées Apéro Filles à La Rochelle que j’organise tous les mois.

Désolée point de parapluie noir auquel elle aurait pu être suspendue, ni de remontée de rampe d’escalier comme la Poppins du roman. Mais certainement un peu de magie et plein de malice derrière des lunettes toujours différentes, toujours étonnantes.

Son surnom, Emanuelle ne l’a pas volé, tant il évoque si bien comment elle vit son métier d’opticienne aujourd’hui.

Elle va là où le vent l’emporte, de magasin en magasin en tant qu’opticienne remplaçante.

Je vous invite à découvrir Manue Poppins !

 

Comment es-tu devenue opticienne ? Est-ce les lunettes qui te fascinaient au point de choisir ce métier (qui est venu en premier, la poule ou l’oeuf ? ) 

Je suis devenue opticienne par hasard. Lors d’un forum des métiers pour lycéens, un stand m’a interpellée, des machines et objets ont attirés ma curiosité. Sur ce stand, un opticien passionné y présentait sa profession : un métier manuel minutieux et précis (prise de mesures millimétrées, utilisations d’outils très petits), une profession à la pointe de la technologie (recherche sur les nouveaux verres, traitements, etc…), un travail à orientation médicale (touche à l’organe de l’œil, collaboration avec les ophtalmologistes) et un métier relationnel (avec les clients). J’ai commencé mes études d’optique, par un BEP en 1 an, pour commencer à découvrir le métier et obtenir un premier diplôme reconnu dans la profession. J’ai naturellement poursuivis par le BTS en alternance. Et depuis, mon métier est devenu une passion, j’aime la lunette en tant qu’objet, conseiller des produits techniques (verres et montures) et la relation avec mes clients.

Qu’est-ce qui te plait dans les remplacements ? Est-ce que tu préfères aller de boutiques en boutiques ou tu songes à poser tes valises ? (ta propre entreprise ou en tant que collaboratrice…) 

Je n’ai pas toujours fait des remplacements. Cela fait 4 ans. Après 6 mois à chercher du travail, j’ai trouvé un remplacement, puis 2, puis 3 et j’y ai pris goût ! Changer de magasin, qu’on me fasse participer à la vie de celui-ci, j’apporte un peu de mes expériences dans chaque structure dans laquelle je passe et m’épanouis ainsi bien plus que mon emploi en tant que collaboratrice. Changer aussi souvent demande de s’adapter et se remettre en question à chaque fois, c’est très enrichissant professionnellement et personnellement. J’ai jugé que cela était formateur pour moi, découvrir différents magasins, plusieurs façons de travailler, ect. dans le but un jour de poser mes valises, d’ouvrir ma boutique et de créer mon emploi, celui qui me ressemble. Peu importe le magasin où je suis en remplacement, mon métier est le même et ma façon de travailler reste identique.

L’essentiel de ma ligne de conduite : les valeurs de service, d’accueil et de professionnalisme.

 

Petite pause :  avez-vous déjà une idée du genre de lunettes que Manue préfère ? Donnez votre avis !

 

 

 

lunettes femmes site chouettes lunettes

Lunettes femmes sur le site chouetteslunettes.com

 

 

 

Toi-même tu portes des lunettes . Comment s’est passée ta première fois avec des lunettes ? A quel âge ? 

Je porte des lunettes depuis environ l’âge de 15ans. À l’époque, je ne pensais pas y porter plus tard autant d’intérêt. J’étais ado, et pour moi c’était quelque chose de contraignant, mais ca me donnait un look « première de la classe » !

premiere lunettes pour emmanuelle fouquet en 99 2000

Les premières lunettes d’Emmanuelle !

J’ai aperçu sur Facebook une de tes acquisitions de lunettes vintage. Tu as combien de paires ? ( que tu portes, que tu collectionnes) 
Je collectionne les lunettes d’hier et d’aujourd’hui, surtout les anciennes qui sont réalisées avec de beaux matériaux et un travail d’exception, reposant sur l’artisanat et la créativité.

J’apprécie sur ces montures l’amour du bel ouvrage, du beau geste et du beau métier, un peu comme on pourrait observer un bijou. Je possède environ 100 paires de lunettes anciennes-rétro-vintage, neuves ou d’occasion, dont la plus ancienne date des années 40.
J’ai en ce moment, trois paires de lunettes que je porte régulièrement, selon l’envie du jour ou ma tenue. Je n’ai pas beaucoup de montures que je porte, car il me faut de verre avec ma correction…

lunettes Amor 1946 collection emmanuelle fouquet

Lunettes Amor, 1946. Collection Emmanuelle Fouquet

lunettes du debut vintieme siecle

lunettes du début du 20 ème siècle – Collection Emmanuelle Fouquet

Quand tu te prépares pour ta journée, qu’est -ce que tu choisis en premier? (lunettes ? Tenues ? accessoires … ) 
Je choisis d’abord ma tenue, souvent en fonction de la météo ou des activités.
Puis mes lunettes, MON accessoire indispensable ! Et enfin, mes bijoux qui peuvent eux aussi avoir un lien avec l’optique.

lunettes Lux doublure or

Lunettes Lux, doublées or – Collection Emmanuelle Fouquet

Quelles sont les types de montures que tu préfères et pourquoi ?

Je ne suis pas favorable à l’achat de lunettes sur internet. N’oublions pas qu’avant d’être un accessoire de mode, la lunette est une prothèse médicale qui répond à des normes techniques et rigoureuses. Sur une photo ou vidéo web cam, il est impossible de voir certains détails.

Quand je rencontre quelqu’un pour des lunettes, je l’observe dans son ensemble, mais surtout la tête et la gestuelle qui y est associée. C’est tout l’art du professionnel qui se trouve en jeu dans l’adaptation intelligente qui préside à la conception et la réalisation des lunettes correctrices d’amétropies, où la lunetterie et l’optique s’unissent.

Sur le site « chouettelunettes.com », j’ai repéré deux montures : Transformer et Geoffrey car elles sont différentes des autres et sortent un peu du lot. J’ai choisi ces deux montures uniquement pour le coté esthétique.

Sur photo, impossible de juger la conception technique de la monture et la qualité des matériaux.

 

 

Quelles périodes / tendances préfères-tu dans les lunettes ? des références? 
Si je ne dois choisir qu’une seule période, je dirais les années 50 : les « montures papillons » ou en « oeil de chat » (qui reviennent à la mode en ce moment), très hollywoodiennes, ornementées de strass, de fleurs, de couleurs vives ou pastels qui dédramatisent largement le port des lunettes. Elles deviennent ainsi des objets de mode.

Les années 50 est la période ou l’on voit apparaître des créateurs comme Pierre Marly (qui dessine en 1952 les lunettes d’Audrey Hepburn dans le film Charade), Vito (personnage atypique: artiste peintre, plasticien et technicien formé à l’optique médicale) qui bouleverse les formes, bouscule les lignes par une approche plus artistique.

Lunettes Vito Annees 50

Lunettes Vito années 50 -Collection Emmanuelle Fouquet

J’ai dans ma collection des pièces de ce grand artiste lunetier !!

Durant, les années 50, première apparition des montures souples et flexibles chez Amor et également les montures Nylor (cerclé d’un fil nylon).

Plus tard, dans les années 80, Alain Mikli (qui a tout appris de Vito), créateur de lunettes, habille les yeux avec des montures design, originales et extravagantes.

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Mai 092014
 

cocooning Walinette

 

 

Pour l’interview du mois de mai, j’ai posé quelques questions à Cécile alias Walinette du blog The Beauty and The Geek. J’ai trouvé très intéressantes sa vision actuelle du blogging, sur la gestion du temps notamment. Il Faut savoir prendre soin de soi et pas seulement avec des produits de beauté ! Vous comprendrez donc mon choix pour ce portrait d’intérieur, version cocooning, loin de l’idée fashion victim que l’on peut se faire à l’évocation des mots  » blogueuse mode »

 

 

 

Bonjour Cécile / Walinette – tu préfères qu’on t’appelle par ton pseudo ou ton prénom? 😉 –

D’un côté je crois que je me suis habituée au pseudo, et de l’autre quand on m’appelle Walinette dans la vraie vie j’ai du mal. Et pour le prénom, soit il y en a trop, soit on m’appelle Célice alors… fait comme tu veux !

The beauty and the geek blog

Si en trois mots tu devais te présenter ce serait quoi? 

C’est un entretien d’embauche ton interview ?? ;-P

En tant que Cécile « just you » ( la face qu’on ne peut pas connaître en te suivant sur le web) ?…. : Rigolote et/ou snapish (pète-sec), je peux passer de l’un à l’autre, mais ceux qui me connaissent ne s’en formalisent pas.

Coté professionnel ? :

Slasheuse (ouais je sais, mot à la mode mais j’ai au moins 4 boulots en même temps)

Et coté blogueuse ?

Girl next door !

airmax1   The beauty and the geek

Walinette Francos Gourmands

 

Comment est née tout au début ton envie de bloguer ?

D’une envie d’écrire, je voulais être journaliste, mais j’ai suivi la « voie royale » de la prépa et ai fini dans une formation scientifique. Plantage complet.

 

 

Tu as eu plusieurs collaborations grâce à ton blog, quelle est l’expérience qui t’a le plus marquée ?

Celle avec André, puisque j’en suis l’initiatrice. Cela m’a donné énormément de confiance, envers moi-même, envers les gens.

 

andre equipe blogueuses 2010

Récemment dans un article tu évoquais un besoin vital de reprendre pied et de profiter des instants non connectés… Tu tiens le coup ?;)

Je crois que je viens d’aller plus loin avec une envie de minimalisme, de simplicité. J’arrive je crois à lâcher prise, c’est tout récent et je pense que mon blog va évoluer dans les mois à venir.

 

Cécile Berthelon alias Walinette

minimaliste

 

Sa chambre reflète bien son envie de minimalisme.

Mais peut-être que aujourd’hui il est plus facile pour toi de prendre le temps ? Tu as un lectorat fidèle depuis des années et un job sur mesure… en gros tu n’as plus « besoin de faire tes preuves » . 

Oui et non, c’est une activité où tu ne peux jamais te reposer sur tes lauriers et dans laquelle tes sources de revenus sont très aléatoires et volatiles. Tu dois toujours te remettre en question, avoir de nouvelles idées et avancer. Donc oui, on peut gérer notre temps comme on veut, mais ce ne veut pas forcément dire qu’on en a plus !

 

 

Pour finir as-tu un conseil particulier pour d’autres blogueurs de tout horizon dans la gestion du temps ?

Réussir à définir ses priorités et ne plus s’attarder par exemple sur des mails « parasites ».  A vouloir répondre à tout le monde, regarder tous les communiqués de presse , on s’épuise, on s’éparpille. J’ai longtemps voulu répondre aux sollicitations, je n’y arrive plus. Je suis désolée mais j’ai plus tendance maintenant à lire en diagonale et mettre des mails à la trappe. J’en suis désolée, vraiment, mais je n’y arrive plus.
Même chose pour des soirées, ou des évènements. C’est tentant, mais je vois cela de plus en plus comme une perte totale de temps, je préfère le consacrer aux miens et aux projets plus motivants.

 

Crazy in love maison la biche

 

Retrouvez Walinette sur son blog : http://www.thebeautyandthegeek.fr/