Juin 192012
 

vichy rose

La saga Tati débute en 1948, année où Jules Ouaki, immigré tunisien fraîchement débarqué à Paris crée le premier magasin dans le quartier Barbès, boulevard Rochechouart.

La célèbre enseigne au logo vichy rose et blanc et au slogan percutant « Tati, les plus bas prix » est d’abord une unique boutique de 50m² qui s’agrandit progressivement dans les rues avoisinantes pour atteindre les 2800m² !

 

En 1978 d’autres magasins parisiens voient le jour rue de Rennes et place de la République puis dans d’autres villes françaises : Nancy, Lille, Rouen , Marseille et Lyon. Les textiles vendus sont des produits d’importations pour la plupart provenant d’Asie mais aussi des produits du Sentier.

 

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source photo : http://anthogore.blogspot.fr/2008/11/chez-tati-barbes_20.html

vichy rose

En 1982 le décès de « M Jules » laisse place à Mme Eléonore sa femme à la direction avec le reste de la famille jusque 1991 où le fils cadet Fabien Ouaki devient PDG du groupe comportant alors 14 magasins dans le monde

 

Pourtant, un peu marginal, Fabien Ouaki ne se sentait pas forcément destiné à reprendre l’entreprise familiale. Musicien rock à Londres, boulanger, éditeur, animateur radio.. et même apprenti bouddhiste, il a cependant appris le métier sur le terrain en travaillant comme simple manutentionnaire chez M Jules son père.

Voyages, inaugurations de nouveaux magasins à l’international, diversification de l’entreprise (mariage, bijouterie, optique, voyages, bonbons, téléphonie…), Fabien Ouaki est plongé dans un tourbillon d’apparence jet-set mais continue sont voyage spirituel et en 1994 il organise avec l’aide d « un ami », qui n’est autre que le Dalai Lama un colloque « Ethique et Business », rassemblant d’autres grands patrons sensibles à sa démarche.

En 1995 il produit le documentaire sur le Tibet Lung-Ta et Molom, un long-métrage sur un conte mongol et en 1996 prait aux éditions Albin Michel des extraits de ses conversations avec le Dalai Lama :   la Vie est à nous

 

La dette contractée pour racheter les parts maternelles dans l’entreprise et la diversification rapide met cependant l’entreprise en péril, les tentatives de modernisation ,comme la création d’une marque de mode branchée et jeune La Rue est à nous, sont peu efficaces.

Dès 1999 des racheteurs comme Marc et Laurent Grosmanpropriétaires de Celio sont pressentis pour la marque aux petits prix. C’est finalement en 2004 que le groupe Vetura-Fabio Lucci lui-même filiale d’Eram gérant déjà de nombreux magasins et des marques comme Gémo ou Vêtir prend en main l’avenir des 29 magasins. Avec cependant la fermeture de 5 magasins, l’abandon de Tati Or et la suppression de quelques centaines d’emplois…

 

 

En 2007 la licence exclusive de Tati Or est confié au groupe Marc Orian, et récemment ce sont des projets tels que la distribution d’assurances : prévoyance, auto, habitation voire même complémentaire santé, qui sont d’actualité.

Aujourd’hui l’enseigne hard discount aux couleurs insouciantes remonte la pente tandis que Fabien Ouaki reste proche du monde des arts en sponsorisant l’artiste peintre Neïla Serrano  et se reconverti dans l’édition. Depuis juin 2006 les Editions du Moment éditent des essais, des documentaires, des biographies et parfois des romans.

logo Tati

 

Site officiel de Tati 

 Site officiel de Tati-Or 

 Site officiel de Tati Vacances 

 

  3 Responses to “Tati, une histoire de petits prix”

Comments (2) Comments (1)
  1. J’aime bien cette enseigne, j’y trouve souvent des choses très chouettes, notamment des produits de beauté à prix cassés 🙂 de la vaisselle également 🙂 Merci pour cette petite histoire de Tati 🙂

     
  2. Merci pour cette petite histoire de Tati

     

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