Fév 182020
 
Ronan B

Certains hommes ont le chic pour porter le gilet de costume à merveille. il ne faut pas croire que celui-ci est réservés aux grandes occasions ou cérémonie comme le traditionnel costume trois pièces du marié !

Mais trouver un beau gilet de costume peut paraître difficile, surtout si vous devez en porter un pour la toute première fois.

Personnellement j’en ai le plaisir des yeux, j’admire mais je ne suis pas spécialiste en la matière, mais j’ai des amis qui portent le gilet.

Voici deux hommes qui portent très bien le gilet avec des styles bien différents.

Dave Rope, si l’on peut le qualifier de Monsieur tout le monde sur son port du gilet est finalement très récent, ne l’est pas tant que cela. C’est un performer dans l’art du Shibari.

Ronan B qui est un spécialiste du costume homme et qui a un style à la fois chic et casual.

DAVE ROPE

Performance Shibari ; crédit photo New Salem
https://www.instagram.com/dave_rope/

A quelle occasion / quand as-tu porté ton premier gilet de costume ?

Mon tout premier gilet était une des 3 pièces d’un costume que j’avais acheté pour mon activité professionnelle de commercial il y a 25 ans mais c’est peut-être pas la question?

Sinon mon nouveau gilet a été acheté à l’automne dernier avec deux objectifs, correspondre au dresscode d’une soirée à thème et apporter une signature visuelle lors de mes activités Shibari en public.

Comment est-il ? Pourquoi ton choix s’est-il porté sur celui-ci ?

Il est dans le style steampunk, assez baroque donc et très structuré. Je l’ai vu dans un magasin spécialisé dans ce style vestimentaire à Nantes et je l’ai essayé et adopté directement.

Avec quoi le portes-tu ? Ou pourrait le porter ?

L’idée est qu’il soit la pièce principale de la tenue. Donc je le porte avec des pièces moins « nobles » comme jean, t-shirt, chemise noire, baskets…

Photo Alydnat (https://alydnat.fr)

Comment a-t-il trouvé sa place avec ton style vestimentaire habituel ?

Il me sert à me rentrer dans un nouveau personnage public qui est né avec son acquisition. Il a pour ainsi dire créé sa place tout seul.

Quelle sera la prochaine fois où tu le porteras ?

Lors d’une prochaine soirée de gala que j’animerai en mars 2020.

A lire également : Quelques conseils pour porter un gilet sans manches

RONAN B

Esprit sport chic, ma philosophie de chaque jour.

Ronan B



A quelle occasion / quand as-tu porté ton premier gilet de costume ?

J’ai eu l’occasion de porter mon premier gilet « veston » il y a bien longtemps. J’avais 22 ans quand je faisais mes armes dans une boutique où Ralph Lauren était la maison phare à Tours, ville d’où je suis natif. Je travaillais avec et je l’associais avec des chaussures italiennes à bout Richelieu dans une patine marron ainsi qu’une chemise.

Esprit sport chic, ma philosophie de chaque jour.

Comment était-il ? Pourquoi ton choix s’est-il porté sur celui-ci ?

Il était marine jean lavé avec son dos bleu uni dans la matière twill. Un côté chic à l’arrière donc, et sport par son devant used. Il était donc dans mon inspiration casual.

Pour en savoir plus sur le twill : http://www.meselegances.com/2010/05/18/twill-definition/

Comment classerais -tu les différents types de gilet ? ( selon leur coupe, selon la façon de les porter etc etc … )

J’aurai du mal à « classer » un gilet. Je parlerais plutôt de types d’hommes qui portent le gilet.

Un esprit noble et business dans un gilet classique à 4-5 boutons droits, un profil plus sport avec le gilet à 4 boutons au un col un peu plus profond et ses poches rabats ou passe poilés. Ou encore un profil d’homme qui le porterait croisé (à l’ancienne mais avec un jean usé pour un style sprezzatura ) ou avec un pantalon flanelle pour un côté chic smart.


NDLR : le style sprezzatura  est un style 
que l’on pourrait qualifier de désinvolte 
ou nonchalant :
 https://www.forbes.fr/management/la-sprezzatura-en-avoir-ou-pas/


Qu’est-ce qui détermine pour toi la qualité d’un gilet de costume ?

La qualité d’un gilet va de suite s’apercevoir à mon humble avis par sa laine sur son devant et celle de derrière avec le détail du col, sa boutonnière (pas trop grossière ). Mais la première chose que je vois sur un gilet c’est son devant donc la laine utilisée se remarque de suite ( Flanelle ? Tweed ? Cachemire ? Coton ? Laine froide ? )

Quels sont tes meilleurs conseils pour porter le gilet dans la vie de tous les jours sans paraitre trop habillé / coincé ?

En fait, il faut véhiculer son adresse vestimentaire avec son caractère. Casser les codes tout en contrôle et laisser une chance à un look tout en se demandant si on est toujours sur cette ligne raffinée et du « ni trop – ni moins. »

Pour être bien dans son gilet, il faut mettre sa personnalité en action, et être cohérent dans les couleurs et matières avec le bas et les souliers.

Les chaussures donnent de suite le ton et le niveau de la tenue. Et voir évidement si elle est accompagnée d’une veste ou pas.

Option Chic : trois pièces dans un costume en flanelle en automne hiver.

Option Sprezzatura (chic nonchalant chez les italiens) : jean usé, cintré, chaussures impeccables avec une chemise blanche ( avec une grande liberté de porter le gilet à motifs que l’on souhaite ), des bracelets et un joli garde temps.

Tout cet univers font que votre gilet sera sublimé et apportera une touche que beaucoup voudront. Ce gilet pourtant simple sera votre meilleur ami en mi saison et n’importe où, avec votre personnalité toujours et encore.

 Posted by at 11 h 27 min
Jan 172020
 

Le cuir et moi on a une petite histoire d’amour. Le cuir des chaussures, celui des sacs, celui de mon perfecto… même celui de mes deux ceintures fétiches entrent dans cette catégorie.

L’odeur du cuir est souvent une odeur assimilée au masculin. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut être est-ce du à des souvenirs olfactifs ou au fait que le cuir est une fragrance atypique en parfumerie. Et moi je saute sur l’occasion pour vous parler de cuir pour homme. Et plus spécialement de la maroquinerie homme.


Les classiques de la maroquinerie comportent toujours de belles pièces, et celles en cuir retiennent toute mon attention. Portefeuille ou porte document, besace, sac de toutes sortes ou étui à stylo, ceintures… il y a le choix !

J’ai toujours aimé la sobriété des pièces en cuir dans la maroquinerie homme. D’ailleurs mes deux ceintures en vrai cuir , je les ai dénichées dans le vestiaire homme. Elles ont vraiment cette odeur caractéristique , une épaisseur et une souplesse idéale.
Bien sur je ne boude pas un beau sac cuir femme mais, si je dois avoir un sac à dos en cuir, c’est plutôt dans le rayon homme que va aller ma préférence personnelle. Et ça tombe plutôt bien parce que mon appétence va peut être pouvoir vous aider à trouver un beau cadeau en maroquinerie , qu’il soit pour vous ou pour offrir… A la Saint Valentin…? Je dis ça juste comme ça, au cas où !

Un sac à dos pour homme… en cuir !

Certains sacs à dos ont le chic pour être adapté à toutes les tenues. Que ce soit pour un style décontracté à vélo ou avec une tenue plus smart voire même un costume, le sac en cuir a tout bon !

Sac à dos en cuir vieilli


Mon choix : le sac à dos en cuir vieilli Arthur et Astonen
Avec un peu de chance en cette période vous pourrez le trouver en soldes comme sur le site Rue des Hommes, avec une remise de 40%

Portefeuille ou porte monnaie

Deux choix, deux écoles !
A vous de choisir entre la simplicité d’un porte monnaie compact ou la finesse du portefeuille qui peut se glisser dans la poche arrière du pantalon sans être une gêne pour s’assoir.
Certains portes monnaie permettent quand même d’y glisser la carte bancaire et quelques cartes de fidélité.

Portefeuille Redskins en cuir marron
Porte monnaie Lacoste

Le porte document ou le sac pour portable

Cette fois mon choix s’arrête sur une sacoche qui servira aussi bien de porte-document que de sache ordinateur. Ce qui m’a plu est cet aspect de cuir très souple, qui a l’air d’avoir déjà un peu vécu mais sans l’aspect de cuir vieilli. Pour cette accessoire de maroquinerie homme, j’écarte sans hésiter la couleur marron.

E si vous avez le budget c’est une affaire en cuir or car il est remisé à -60% en ce moment. D’ailleurs pour celui-ci je vous donne le lien direct tellement cela me semble une bonne affaire !

Je pourrai faire le tour des accessoires en maroquinerie (ceintures, gants, besaces…) mais c’est déjà un bon début, on est déjà sur de faire mouche avec les principales pièces.

Dernières idées ! Si c’est pour un passionné de beaux stylos – je sais que beaucoup d’hommes ont le coup de foudre pour les stylos de la marque Montblanc et en sont des collectionneurs fans – il y a aussi la piste de l’étui à stylos à explorer !
Et pour les voyageurs, le beau sac de voyage en cuir !

Avr 252017
 
costume homme

costume homme

J’ai longtemps porté des costumes… avec cravate. Puis sans.  Et j’en porte toujours de temps à autre pour le boulot. Le premier a des relents d’armée. Le second a terminé à la poubelle après un grand moment de solitude. Et le troisième ?

 

Je vous situe la scène, un beau lundi d’avril. Il n’est pas encore 9 heures quand je sonne à la porte d’un pote qui bosse dans le monde la justice. La veille, j’avais oublié mes lunettes de vue sur sa table de cuisine. Lui, en plein déménagement, avait laissé les clefs de sa camionnette de location dans ma caisse après un tour à la déchetterie du coin ouvert en ce dimanche très ensoleillé appelant d’avantage à l’oisiveté et la grosse sieste de koala.

 

 

Donc, comme dirait l’autre, me voilà chez ce copain. Il vient de préparer un café avec sa cafetière italienne rouge. Pas un café de mémée insipide. Un truc qui arrache les neurones de leur léthargie.

 

Et là, entre le bout de croissant rassis de la veille qu’il avale, et un bisou baveux de son adorable gamine qui part à la crèche, je lui demande :

« Tu mets des costumes ? »

Lui : « Oui », tout en ajustant sur lui une très belle veste qui lui tombe pile poil sur les poignets. A croire que c’est du sur-mesure.

«  En fait », me dit-il, «  Je porte le costume complet assez rarement, donc peu souvent le pantalon… ».

Et il a raison. Car du haut de ses pas encore 40 piges, plutôt beau gosse le mec, il n’a pas besoin de se rendre austère avec des costumes certes bien coupés, mais peut être un peu tristounets.

 

Ça, c’est pour planter le décor.

Dire que l’article qui suit qui m’a été demandé par la directrice de cette publication en ligne avec un bisou à la Snoopy à la commissure des lèvres, va concerner les deux pièces…

« Avec cravate ?  » Lui avais-je demandé un peu plus tôt dans le week end en allant à la fameuse déchetterie ? (Oui, je sais, on a de curieuses discussions lors de nos déplacements).

Elle, c’est Miss Minda, et j’adore quand elle a cette expression qui lui sort des lèvres, genre  rien-à-foutre-tu-fais-bien-ce-que-tu-veux, de me dire : « Gnéééééééé ? ».

En langage blogueuse, ça veut dire : «Fais ce que tu veux ? Je m’en tape comme de mon premier soutif ».

 

« Je dois être au-dessus de madrid quand soudain… »

 

Me voilà donc à devoir écrire, pour la première fois de ma vie, un article sur les  costume homme.

Pour tout vous dire, j’en ai bien une dizaine dans mon dressing. Mais ils prennent la poussière. Je ne les porte plus depuis quatre ans. Sauf un que je mets de temps en temps. Un costard gris anthracite ultra classique qui va avec tout  et que je porte avec une paire de chaussures de ville pour homme encore plus classiques. Avec ; une chemise blanche. Ou pas. Moi, j’aime bien les bleus unis légers. Mais les goûts et les couleurs…

 

Et là, soudain, devant cet écran sur lequel défilent les mots que j’écris pour cet article, je me suis soudainement arrêté de pianoter sur le clavier… qu’est-ce qu’on peut avoir l’air con quand on regarde les mouches à tenter de retrouver un souvenir perdu, en l’occurrence une première fois…

Pas ma première fois avec une nana (c’était juste après le bac !).  Mais la première fois que j’ai acheté un costume. Le blanc. Le trou de mémoire. Genre : mais mince, c’était où et quand… Grand vide sidéral ; ça doit être lié à ce mardi, premier jour des congés, aux bruits des réacteurs du zing et aux hôtesses de Ryanair sur leurs chaussures à talons ni trop hauts ni trop plats ( « bâtards » dirait-elle) qui veulent nous vendre des tickets à gratter de loterie pour des associations  humanitaires …

J’vous situe juste la scène : je dois être au-dessus de Madrid, là. Ou pas loin.

Donc, je regarde les mouches imaginaires voler dans ce Boeing qui me conduit de l’autre côté de la Méditerranée, quand soudain je me suis souvenu.

Mon premier costume c’était un Terre de France de l’armée.

Je l’ai toujours. Il doit être bouffé par les mites et doit sentir le renfermé depuis  cette date. Il était réservé aux officiers.

 

 

Mon uniforme de l’armée, comme au premier jour

Un poireau 3 étoiles qui m’avait à la bonne

 

Retour en arrière : on est en juin 1991.

(ndlr : on n’essaie pas de calculer l’âge du Dino)

Je termine mon service militaire en Allemagne comme journaliste des armées. Une année plutôt sympa où j’ai rencontré des hommes vraiment hors normes comme le général de la 5e division blindée à Landau à la frontière française, pas très loin de Strasbourg.

Je n’ai jamais su pourquoi, mais ce poireau aux trois étoiles (il était général de division) m’avait à la bonne. Lui, ce quinquagénaire à la tête (grisonnante mais encore vert : d’où le terme « poireau ») (ndlr : allusion grivoise ? ) bien faite était originaire du Saumurois. Moi, de la grande ville d’à côté Angers. C’est peut-être ce lien géographique qui m’avait permis d’être dans ses bonnes grâces et surtout me faciliter mon travail : j’avais carte blanche pour écrire sur les militaires en Allemagne.

Beaucoup m’appelaient alors le « porte-serviette » du général. Mais je m’en balançais comme de ma première paire de chaussettes (j’ai pas de soutif moi !) (ndlr : AHAHA). Et j’ai bien profité de cette liberté d’écriture même si cela avait tendance parfois à provoquer quelques railleries d’officiers pas toujours contents de la façon que j’avais de les portraitiser.

 

 

Ça remue plein de souvenirs

Neuf mois plus tôt, au lendemain de la réunification des deux Allemagnes, c’est dans cette tenue si particulière, uniforme Terre de France, cravate noire et chemise blanche que je m’étais présenté à lui. Beau comme un sou neuf, aurait dit ma grand-mère. Je me souviens comme si c’était hier de cette première journée dans mon unité d’affectation. Je devais me présenter au général à 14 heures, après le déjeuner au mess avec mes coreligionnaires. Mon premier déjeuner en Allemagne. Là, il y avait une bande de mecs (ingénieurs, médecins, centraliens, X) qui blaguaient sans cesse,  mais comme moi, perdus dans cette Allemagne qu’on n’avait pas choisie (on était quasiment tous des culots de bouteille au classement à la sortie de l’école des officiers). Et il y avait aussi celui qui est resté depuis toutes ces années, MON pote de l’armée que je revois de temps à autre avec un plaisir monumental : Jean-Baptiste Marvaud. Il va avoir son importance dans quelques secondes.

 

Donc je suis à la table du mess. Comme aspirant, on a droit aux serveurs pour nous présenter les entrées, plats, fromages, salade et dessert. Ça change des classes ! Arrive donc le fromage… Imaginez la scène : moi, dans ma tenue Terre de France, nickel de la tête au pied, rasé de près, et prêt à aller saluer le général quelques minutes plus tard. Je me sers un bout de brie ou un truc du genre… Et un peu de salade. Je pique une feuille avec ma fourchette. Et là, patatras ! Au lieu de trouver ma bouche, la dite feuille de laitue, bien huilée comme il faut, dégringole sur la cravate en deux endroits. Là exactement où il faut pour que tout le monde pense que je bouffe comme un cochon de dix jours.

 

Ce midi-là, j’ai compris que les six ou huit aspis qui étaient présents n’étaient pas que des abrutis. Je me suis fait chambrer. Normal. Mais très vite tous ont compris que cette maladresse pouvait provoquer un sérieux haussement critique des épaules du général ! Et c’est là qu’intervient le  « lieutenant » Marvaud. Fumeur, habitué aux terrains de manœuvre, il avait toujours sur lui un briquet Zippo, et une réserve d’essence… Combustible providentiel puisqu’il avait permis d’effacer la tache huileuse bien disgracieuse… et faciliter une présentation au général moins tendue du string. (ndlr : tiens pas de « moi j’ai pas de string »)

 

C’est ce même général, qui en juin 1991, à quelques jours de la quille, mais en pleine première guerre du Golfe, m’avait proposé de prolonger mon service et de partir dans le désert koweitien suivre la dite guerre pour le service de presse des armées. J’avais failli dire oui. Mais au même moment, le journal qui m’emploie toujours, m’avait proposé un CDD pour l’été. J’ai donc dit non au général, qui peu rancunier, m’avait invité à revenir quelques mois plus tard au bal de la garnison réservé aux militaires de carrière.

« Mais », m’avait-il dit à l’époque : « Il faudra porter un smoking. C’est la règle ». Reçu Mon Général. Repos, je peux fumer !

 

Une autre histoire de cosutme : le smoking à 1500 francs (un bras en 1991)

 

Donc me voilà en civil, à la fin de l’été 1991 en quête d’un smoking. A l’époque, mes parents me filaient un peu de blé pour acheter mes fringues chez le père d’un copain de lycée. Le commerçant de la rue de la Roë que j’aimais bien, me faisait toujours une petite ristourne. Et c’est donc lui qui me proposa mon premier vrai costume de gala avec lequel j’ai assisté au bal… Puis quelques années plus tard, en 1996 j’crois bien, au mariage d’une copine qui avait enfin trouvé son amoureux. C’était près de Mayenne dans le département éponyme. Je me revois à la porte de l’église, regarder cette copine au bras de son père allant vers celui à qui elle allait dire «oui »… Je n’ai jamais entendu le « oui ». Parfois, on ne sait pas pourquoi, on se dit : « Je n’ai rien à faire ici » et on se fait la malle à l’anglaise… Je m’étais donc discrètement éclipsé avec mon costard à 1500 F de l’époque.

 

En rejoignant ma vieille Citroën Visa, je me revois croiser des piétons me regardant curieusement. Me disais alors : « Doivent me prendre pour un pingouin sorti d’un bal masqué ».

Je ne croyais pas si bien dire : en rentrant chez mes parents, j’ai compris en me reluquant dans le miroir que ce smoking était archi démodé et que je ressemblais plus à  un blaireau sorti d’une boîte des années disco de la fin des années 70 qu’à la dernière gravure de mode de l’époque. Et oui, que voulez-vous on n’avait pas internet pour lire le meilleur guide du costume.

J’ai retiré vite fait le costard. Il a terminé à la poubelle.

Et j’ai tourné une page de ma vie…

…….

Et le troisième costard me direz-vous ? Hé bien pour tout vous dire, je ne m’en souviens pas du tout… Probablement pour suivre les audiences correctionnelles et assises auxquelles j’étais dédié à partir de février 1995. Mais vous dire de quelle couleur il était… ché plus…